Les auxiliaires de vie sont des professionnels de l'empathie

Clément, co-fondateur d'Alenvi, était l'invité de Karine Arsene sur CNews dans l'émission "l'Info qui fait du bien". Une occasion pour lui de parler du véritable enjeu de reconnaître l'importance de transformer le secteur de l'accompagnement des personnes âgées en France.

Redonner les lettres d'or au métier d'auxiliaire de vie pour un meilleur accompagnement des personnes âgées

Entreprendre et être utile à la société

Je me suis associé à deux autres amis d'école, Thibault et Guillaume. On a décidé de se réunir pour réinventer le métier d'auxiliaire de vie. Il y aura bientôt 10 millions de personnes de plus de 75 ans et 2 millions avec des troubles cognitifs. Il y a un enjeu de société important et selon nous les réponses qu'on apporte aujourd'hui ne sont pas satisfaisantes parce que les gens n'ont pas envie d'aller en maison de retraite, quand ils peuvent rester à domicile ils le font. Les maisons de retraite génèrent beaucoup de souffrance, on le voit dans les médias. Le personnel soignant souffre car c'est un métier difficile et quoi qu'il en soit, il n'y a pas assez de places. Il y a donc un véritable enjeu de faire un accompagnement de qualité à domicile.

Accompagner une personne âgée à domicile : apporter de la vie et de l'empathie

À domicile c'est aussi un métier qui génère de la souffrance. Selon nous c'est certainement parce que beaucoup ont une vision mécanique du métier. On aime bien se rappeler chez Alenvi, que les auxiliaires de vie ne sont pas des techniciens de la toilette ou de l'aide aux repas mais sont des professionnels de l'empathie! On ne fait pas du maintien, mais on apporte du bonheur, et on donne envie aux personnes qu'on accompagne. Il est important de redonner les lettres de noblesse à ce métier, qui est beau depuis longtemps, mais il faut encore aller plus loin.

L'empathie au coeur de la relation de soin

Pour pouvoir accompagner sereinement une personnes âgées à domicile, il est nécessaire d'être empathique. Pour cela, l'entreprise joue un grand rôle. Elle doit reconnaître la responsabilité des auxiliaires et les aider à développer leur empathie. Chez Alenvi, on met en place un cadre de travail stable et épanouissant permettant de générer l'empathie des professionnels.

Développer l'empathie pour le bien-être des personnes âgées

Ce qui est génial dans notre métier c'est les personnes qui se tournent vers ce métier là, empathiques dès le départ. Ce sont des personnes qui ont envie d'aller vers les autres, d'aller vers des publics fragiles en besoin d'aide. Ils veulent partager un moment avec les personnes fragiles et c'est ça l'empathie, c'est ressentir avec et comprendre les sentiments de la personne. Ça c'est le point de départ. Ensuite l'empathie, ça se développe en partage, en essayant de comprendre les mécanismes du métier. Je m'explique : les auxiliaires d'envie chez Alenvi se réunissent régulièrement pour parler de leurs difficultés. Par exemple, si on accompagne une personne qui refuse d'être aidée pour la toilette et bien on va se questionner pour savoir pourquoi elle est en refus à défaut de se dire comment on fait la toilette malgré tout. En s'intéressant à la cause profonde, on veut s'intéresser à pourquoi cette personne est en refus, pourquoi cette personne souffre et de là on va chercher à développer l'empathie.

Un cadre de travail stable pour être plus empathique auprès des personnes âgées

On est plus empathique quand on est bien dans sa vie et dans son métier. C'est ce qu'on cherche à faire chez Alenvi : créer un cadre de travail épanouissant qui va leur permettre d'être empathique avec les personnes qu'ils accompagnent.

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Choisir un professionnel de l'accompagnement pour un proche : un choix difficile

Trouver un ou une auxiliaire de vie à domicile pour un parent, un proche, n'est pas chose facile. Pour cela, il me semble important de trouver un professionnel de confiance en étant à l'écoute des professionnels de santé susceptibles de nous suggérer un intervenant ou encore de questionner son entourage.

Faire le pari de la confiance : clé d'un bon accompagnement à domicile

Quelle responsabilité pour un intervenant de s'occuper seul d'une personne âgée fragile à domicile. Je pense que pour accorder sa confiance il faut faire confiance aux professionnels de santé ou aux proches qui vont nous donner conseils. On peut demander à un medecin, à une assitante sociale pour s'orienter vers le bon auxiliaire de vie et le bon prestataire. Ensuite je pense qu'il faut faire le pari de la confiance. On va mettre dans de bonnes dispositions la personne qui va aider son parent qui a besoin d'aide et on va lui permettre de s'épanouir en tant que professionnel de l'empathie, riche de la confiance qu'on lui a donné.

Reconnaître la responsabilité de l'intervenant à domicile

Nous avons un rôle également, en tant qu'entreprise, pour aider les aidants à trouver un bon professionnel pour leurs proches. En reconnaissant la responsabilité des aides à domicile, on leur donne les clés pour être responsables. On ne leur dit pas ce qu'ils doivent faire. Chez Alenvi, on leur donne une grande autonomie pour qu'ils puissent travailler par eux mêmes et prendre des décisions par eux mêmes. Par exemple, on travaille chez Alenvi en petites communautés entre 6 et 8 personnes et on leur fait confiance sur le recrutement, sur le suivi de la qualité des accompagnements, pour leur planning. C'est une autre manière de travailler qui va leur permettre d'être empathique auprès des personnes âgées qu'ils accompagnent. La clé aussi dans l'emapthie c'est aussi de partager, chez Alenvi, on est soudé par équipe, on se donne des nouvelles, on discute régulièrement...

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