De l’auxiliaire de vie à l’auxiliaire d’envie : première étape

Dorothée et Bob Alenvi
A l’origine d’Alenvi, il y a une ambition : valoriser le métier d’auxiliaire de vie.C’est le sens du terme “auxiliaire d’envie” que nous avons imaginé. Modestement, nous souhaitons créer un cadre de travail innovant : d’un côté mettre en avant les aspects positifs du métier comme la richesse du contact avec les personnes âgées, ou le caractère gratifiant du service, et de l’autre, offrir de l’autonomie aux équipes d’auxiliaires dans la gestion des plannings et les impliquer dans le développement de l’entreprise (recrutements, recherche de bénéficiaires…)

A l’origine d’Alenvi, il y a une ambition : valoriser le métier d’auxiliaire de vie.

Une idée révolutionnaire ? Peut être pas, mais nous avons tout de même constaté qu’elle soulevait pas mal de scepticisme lorsque nous l’évoquions auprès de dirigeants d’entreprise du secteur. Nous avons beaucoup entendu : « avec les auxiliaires de vie, cela se passe comme ci ou comme ça, … ». Les auxiliaires sont l’objet de beaucoup de préjugés, positifs ou moins positifs. Si leur humanité et leur dévouement sont bien sûr reconnus de tous, elles sont également parfois caricaturées comme des personnes peu qualifiées, à qui ont ne peut rien demander de plus que leur métier de base, ce qui est évidemment réducteur à nos yeux.

Avant de lancer Alenvi, nous avons bien sûr voulu nous faire notre propre opinion. J’avais déjà eu l’opportunité de côtoyer des auxiliaires de vie dans des maisons de retraite, chez des proches. Mais je ne m’étais jamais complètement mis à leur place.

Le pouvoir des réseaux sociaux

Ingrid a vite compris notre démarche, et nous a ouvert grand sa page. Nous l’en remercions encore…

Après avoir rencontré les auxiliaires de vie de nos entourages respectifs, nous avons commencé par contacter Ingrid, l’administratrice de la page Aide à domicile sur Facebook suivie par plus de 3000 auxiliaires de vie. Ingrid a vite compris notre démarche, et nous a ouvert grand sa page. Nous l’en remercions encore… Grâce à un questionnaire comportant une vingtaine de questions, nous avons pu demander aux auxiliaires de dresser un constat sur la manière dont elles vivaient leur travail aujourd’hui, et recueillir leurs aspirations. 40 personnes ont répondu, une vraie mine d’informations.

Rien ne remplace les rencontres

Nous avons ensuite réalisé un sondage en partenariat avec BimBamJob, une entreprise spécialisée dans le recrutement pour les services à la personne. Nous avons ainsi pu interroger par téléphone ou de vive voix une trentaine de personnes exerçant en région parisienne. Cela nous a permis de faire de belles rencontres et d’appréhender de manière beaucoup plus tangible leur métier.

Elles aspirent dans leur majorité à être davantage considérées, à avoir plus de visibilité sur leur quotidien, et plus d’interactions avec leurs collègues, en somme, à pouvoir travailler dans de meilleures conditions.

Les enseignements de ces échanges feront l’objet d’un prochain article. Cela nous a confirmé que le secteur était difficile. L’équilibre économique précaire des structures rejaillit parfois sur les auxiliaires de vie qui sont alors la principale variable d’ajustement. Si certaines s’épanouissent dans l’organisation pour laquelle elles travaillent, elles aspirent dans leur majorité à être davantage considérées, à avoir plus de visibilité sur leur quotidien, et plus d’interactions avec leurs collègues, en somme, à pouvoir travailler dans de meilleures conditions.

Cette plongée au coeur du métier d’auxiliaire de vie nous a conforté dans notre intuition. Il y a une attente forte pour des cadres de travail différents. Dans les prochaines semaines, nous allons commencer à en co-construire un avec les premières auxiliaires d’envie. Nous avons hâte de partager nos aventures dans les prochaines articles de la série: “De l’auxiliaire de vie à l’auxiliaire d’envie”


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